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Énergie en Afrique et dynamiques de développement : chiffres - défis -actions ! (chap.2)

résumé du rapport 2019 de l'Agence Internationale de l'Energie, sur l'Afrique

Temps de lecture : 4'30.

A l’occasion de la publication du rapport 2019 de l’Agence Internationale de l’Énergie sur l’Afrique subsaharienne, il nous a semblé nécessaire d’en dresser un résumé afin de clarifier en quelques minutes :

  • quels sont les chiffres clés de ce document ;
  • ce qu’ils nous disent des défis infrastructurels et socio-économiques subsahariens aujourd’hui (…) ;
  • (…) et bien sûr, de ne pas en rester sur le constat de cette montagne s’élevant face à nous, mais bien de proposer certains leviers d’action, efficaces et scalables, que nous pouvons activer dès aujourd’hui, depuis la société civile.

Chapitre 2 : solutions et modes d'action

Suite à ce premier chapitre qui dressait un constat difficile sur l’état de l’accès à l’énergie en Afrique et ses conséquences systémiques, nous voulions absolument vous montrer les réponses adaptées à ce défi, toujours en suivant les conclusions du rapport 2019 de l’IEA sur l’Afrique.

Avant, à ces constats difficiles, peu de solutions étaient opposables parce que l’électrification était assimilée à l’extension d’un réseau national unique, chose qui pose des problèmes structurels importants.

Aujourd’hui, la progression simultanée des technologies de stockage (batteries) et de paiements (notamment mobil money) ont permis de faire émerger de nouveaux modèles énergétiques dans les zones rurales africaines. Plus adaptés, plus pertinents. Des modèles décentralisés (par ici pour la Joko-vidéo explicative !). Les solutions Jokosun appartiennent à cette catégorie-là.

Et ça tombe bien. Car, pour une bonne part des zones rurales subsahariennes, l’Agence Internationale de l’Energie écrit noir sur blanc que « 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑢̂𝑡𝑒𝑢𝑥 𝑑'𝑎𝑡𝑡𝑒𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑎𝑐𝑐𝑒̀𝑠 𝑢𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑙 𝑎̀ 𝑙'𝑒́𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑐𝑖𝑡𝑒́ 𝑝𝑜𝑢𝑟 2030 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑝𝑙𝑜𝑦𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑛𝑖-𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑛𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑒𝑙𝑠". Il existe donc désormais des solutions énergétiques innovantes qui peuvent, ensemble, projeter l’Afrique subsaharienne sur l’accès universel à l’électricité. Avec toutes les conséquences positives, en cascade, que l’accès à l’énergie entraîne dans son sillage (strictement inverses des phénomènes décrits dans notre chapitre 1).

Maintenant que le problème de connexion à un système énergétique est réglé, il s’agit de s’intéresser à la capacité de production de ce système. Aucun nuage noir de ce côté-là : le potentiel photovoltaïque théorique de l’Afrique est de 660 000 TWh par an, très loin devant les besoins énergétiques que l’on peut anticiper pour le continent, y compris à l’horizon 2050.

"Il existe donc désormais des solutions énergétiques innovantes qui peuvent, ensemble, projeter l'Afrique subsaharienne sur l'accès universel à l'électricité. Avec toutes les conséquences positives, en cascade, que l'accès à l'énergie entraîne dans son sillage".

Vient alors l’épineuse question de l’investissement. Là, on a un chiffre qui peut clairement faire peur : pour atteindre l’accès universel à l’énergie en Afrique d’ici 2030 (et le maintenir pour 2040), il va falloir multiplier par 5 les investissements annuels sur l’énergie, ce qui nous amène à peu près au montant de 100 milliards de dollars par an.

Pour autant, il y a largement de quoi être positif. Quand on observe la composition de l’investissement pour l’accès à l’énergie en Afrique sur la période 2014-2018, plus des 2/3 de l’investissement venaient de fonds publics. Si cela témoigne certes de l’engagement des acteurs publics dans ce mouvement, cela nous en dit également long sur la frilosité des acteurs privés (particuliers, entreprises, ONG …) à investir dans l’accès à l’énergie. Et c’est précisément cette frilosité qui est en train de se fissurer et qui, en se brisant, pourra relâcher l’énorme potentiel d’investissement des acteurs privés, sur cette dynamique d’accès à l’énergie en Afrique.

"Sous les forces de ces nouveaux modèles énergétiques, faisant preuve tant de pertinence sociale que de rentabilité, cette frilosité commence à se fissurer et laisser entrevoir l'énorme potentiel d'investissement des acteurs privés, sur cette dynamique d'accès à l'énergie en Afrique"

Qu’est-ce qui amène à la prise de confiance des investisseurs privés envers les zones rurales africaines ? Déjà, il s’agit de relativiser : soyons sérieux, cette prise de confiance est progressive ; Rome ne s’est pas faite en un jour. 

Mais concrètement, ces solutions énergétiques décentralisées sont prometteuses car elles sont adaptées aux structures de revenus (capacité de paiement) et outils financiers (mode de paiement) de ces zones rurales (suivez le lien pour tout comprendre en 3 minutes et en vidéo !). En d’autres termes, les usagers peuvent payer et rentabiliser les solutions ! Les retours positifs commencent à s’accumuler et lancer l’effet boule de neige : investir dans l’accès à l’énergie, c’est répondre à des impératifs sociaux et environnementaux actuels et pour les années à venir, sans sortir de la rationalité économique, c’est-à-dire de la considération raisonnable d’un retour sur investissement.

Chez Jokosun, nous croyons particulièrement dans le potentiel d'impact positif de la diaspora africaine. Dans sa capacité d'investissement, et surtout sa capacité à investir là où ça produit des effets, sociaux, environnementaux ... réels. Dont l'accès à l'énergie, socle essentiel à nombre de dynamiques sociétales positives. Nous l'exposions déjà il y a un an dans cet article blog. Nos convictions n'ont pas changé, ne se sont pas altérées une seconde sur ce point. Non seulement elles se renforcent, mais commencent à se concrétiser, avec la solution d'investissement ImpactBusiness Africa, conçue par un membre de la diaspora (Raymond, fondateur de Jokosun, en photo plus haut), pour les membres de la diaspora. 

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